Location courte durée (type airBnB) : fausse bonne idée ?

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Avantages et inconvénients de la location courte durée

Pour augmenter leur rendement locatif, les investisseurs sont de plus en plus nombreux à se lancer dans la location courte durée. Les professionnels de ce mode de location avancent une possible augmentation des loyers de +300%. Mais les coûts et les temps de gestion de ce mode de location sont élevés. En parallèle, depuis 2016, de nombreuses règlementations sur régissant cette activité ont vu le jour.

Aujourd’hui, la location courte durée est-elle une bonne ou mauvaise idée ?

Intéressons-nous tout d’abord à la règlementation en vigueur. Pour y voir clair compte tenu des nombreuses règlementations, la régie Luckey Homes a schématisé le fonctionnement légal :

Reglementation location courte durée

Vous entrez dans le cadre légal ? Intéressons-nous désormais à “la face cachée” de la location courte durée.

Les temps de gestion sont significatifs. Qui dit courte durée dit multitude de locataires. Parmi les principaux temps de gestion :
– la rédaction des annonces,
– la gestion des différents sites (Airbnb, Booking, Morning Croissant, Tripadisor, Abritel, Expedia…),
– les échanges avec les clients (questions “il y a internet ? le linge est compris ?),
– les checkin et checkout (remise des clés, état des lieux),
– le ménage, gestion du linge,
Si vous êtes prêts à réaliser vous-mêmes ces tâches, alors faire de la location courte durée peut être un véritable levier de rendement. Avec un travail à côté, cela devient compliqué lorsqu’on possède plus de 2 appartements. Pour déléguer ces tâches, les conciergeries “full service” facturent entre 25 et 50 % des revenus locatifs.

La location à une multitude de locataires présente davantage de risques.

Bien que ce ne soit pas pour 100 % d’entre eux, les locataires ont tendance à se croire “à l’hôtel”. Ils prennent moins soin des lieux et du matériel ce qui occasionne d’avantage de dégradations qu’une location classique. Un autre risque existe lorsqu’on propose un service internet. Les locataires peuvent vous mettre en situation délicate en cas de téléchargement illégal, car c’est vous qui êtes le souscripteur de la ligne. Pour couvrir ces risques : un bon contrat de location avec une charte d’utilisation peut vous protéger.

Autre danger et non des moindres de la location courte durée : le risque de cambriolage. Qu’est-ce qui empêche un locataire de faire un double de clé ? De donner des informations sur l’intérieur de votre bien (équipements télévision etc.) ? Seulement la bonne foi et le respect des locataires. Compte tenu du passage élevé de personnes dans votre bien, il est très difficile de se prémunir de ce risque si ce n’est d’exposer un minimum d’objets de valeur.

Dernier risque : la vacance locative. Il y a aujourd’hui de plus en plus de concurrence sur la location courte durée. Pour sortir du lot et assurer un minimum de vacance locative, les prestations, le service et l’emplacement de votre bien doivent valoir le détour. Une question essentielle à se poser : mon emplacement me permet-il d’avoir un taux de remplissage satisfaisant ? En hyper-centreville, cela parait jouable en période touristique. Mais quid des autres mois de l’année ? Pour se rassurer, poser vous la question : quelle est ma cible ? qui est susceptible de venir séjourner ? Si il y a une demande importante toute au long de l’année, la location courte durée peut alors être envisagée.

Une fiscalité avantageuse.

En déclarant vos revenus meublés en BIC, vous avez le choix entre un abattement forfaitaire de 50 % (régime micro BIC), ou au régime réel. Si vous êtes en mesure d’amortir le bien, le régime réel sera préférable et permettra, comme pour une location meublée traditionnelle, de ne pas avoir d’imposition sur les revenus générés durant quelques années.

En conclusion, la location courte durée est un investissement “volatile“. Il faut être prêt à supporter les coûts et temps de gestion. Les résultats peuvent être très bons si la demande locative est forte continuellement et que les risques ne se transforment pas en réalité. D’autres modes de location existent et apportent des résultats tout aussi satisfaisants. Renseignez-vous en cliquant ici !

sources :
https://www.journaldunet.com/economie/immobilier/1210515-etes-vous-vraiment-certain-de-pouvoir-louer-votre-logement-sur-airbnb/

Quels coûts supplémentaires pour louer en courte durée? 10 frais spécifiques à la location saisonnière

 

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